LABORATOIRE FOLKLORE - diffusion publique

LABORATOIRE FOLKLORE - diffusion publique

Explorations sonore et vidéo
Lundi 2 mars dès 17h, Salle Desjardins-Telus

Le centre d’artistes Caravansérail convie la population à assister à la diffusion publique du projet Laboratoire Folklore, qui se déroulera le lundi 2 mars dès 17h, dans le hall de la Salle Desjardins-Telus, à Rimouski.

Pour ce premier volet – intitulé explorations sonore et vidéo – nous avons invité les vidéastes Geneviève Bélanger-Genest et Fiona Annis, ainsi que les musiciens Raphaël Arsenault et Gabriel Dharmoo à s’immerger dans leur propre folklore et à s’interroger sur leur identité. Animés de leurs intérêts respectifs pour les légendes, le paysage, le savoir-faire, le folklore imaginaire et territorial, ils ont revisité individuellement leurs origines acadienne, manitobaine, indienne et québécoise.

Entre le 16 au 18 janvier dernier, après une mise en commun sous forme de résidence, les artistes se sont mis en action. Les musiciens ont exploré les mélodies, rythmes et ambiances émergeant de ces matériaux de départ. Ces explorations ont donné lieu à des improvisations musicales au violoncelle, au violon et à la voix, ainsi qu’à des enregistrements et à des manipulations sonores à l’ordinateur. De leur côté, les vidéastes ont capturé des images de paysages hivernaux, de tisserandes du cercle des fermières, d’aurores boréales simulées, de la sélection et la manipulation d’images d’archives familiales ou religieuses.

De ces explorations émergera une création collective ancrée dans un folklore commun et imprégné des pratiques artistiques de chacun qui prendra la forme d’un événement multidisciplinaire composé d’un parcours déambulatoire, de performances et d’installations vidéo. 

 



Pour en savoir plus sur le projet et son processus de création, visionnez la documentation vidéo du projet LABORATOIRE FOLKLORE réalisée par Brigitte Lacasse, chargée de projet et réalisatrice :

  

 

 

BIOGRAPHIE

Geneviève Bélanger Genest

Suite à des études en arts visuels et en danse, Geneviève Bélanger-Genest se consacre à la vidéo depuis 2007. Son regard de chorégraphe s’est allié à son regard de vidéaste et l’appelle à créer une symbiose entre le son, l'image et le mouvement. S’intéressant à l’humain et à la rencontre, elle explore le documentaire et la vidéo expérimentale en juxtaposant ces différentes trames narratives. Par le documentaire, elle s’intéresse à l’Homme dans son environnement, à des travailleurs-artisans au savoir-faire atypique portant un regard critique sur leur territoire. En 2012, elle réalise Devenir abeille, un court-métrage documentaire portant sur l’apiculture au Bas-St-Laurent. Suite à deux résidences d’artistes réalisées en 2013 et 2014, elle explore présentement le documentaire audio par une collecte de souvenirs et d’anecdotes reliés à l’enfance. Parallèlement, elle participe à des projets chorégraphiques par la réalisation de segments vidéo projetés dans des espaces scéniques, lui permettant ainsi d’approfondir les thèmes du mouvement et du corps. Geneviève habite à Rimouski et participe à diverses productions à titre de réalisatrice, caméraman, monteuse et assistante-réalisatrice.

Fiona Annis

Née à Glasgow, en Écosse, Fiona Annis est une artiste et chercheuse qui vit et travaille à Montréal. Titulaire d'un diplôme de maîtrise de l’École des Beaux-Arts de Glasgow, elle a récemment terminé un doctorat interdisciplinaire à l'Université Concordia où elle enseigne actuellement. Fiona a présenté son travail tant au Canada qu’à l’étranger, dans diverses galeries et musées, notamment : The AC Institute (New York City), The Canadian Centre for Architecture (Montréal), Goldsmith's University (London), LowSalt Gallery (Glasgow), et The Art Gallery of Alberta (Edmonton). Ses projets ont été publiés dans BlackFlash Magazine, Front: Contemporary Art & Ideas, et Imagining Science, gagnante du New York Book Show Award. Fiona explore actuellement le potentiel alchimique des processus photographiques antiques. Cette recherche a été récemment amorcée dans le contexte d'une résidence d'artiste au The Penumbra Foundation à New York. De prochains projets incluent une collaboration avec La Société des archives affectives, et des expositions solo à Gallery44 (Toronto), Vu Photo (Québec), Caravansérail (Rimouski), et AceArt (Winnipeg).

Gabriel Dharmoo

La démarche artistique de Gabriel Dharmoo englobe la composition, l’improvisation et l’étude de la musique carnatique du sud de l’Inde. Inspiré par la diversité des formes d’expression vocale chez différentes cultures à travers l’histoire et le monde, son langage musical est un amalgame d’éléments classiques, traditionnels et expérimentaux. Par l’improvisation, il évoque, transforme, décontextualise et combine plusieurs éléments musicaux, détournant autant que possible les références trop claires ou établies. Il en résulte un flot musical qui laisse beaucoup de place à l’expression dramatique. Il a étudié la composition et l’analyse au Conservatoire de musique de Montréal, où il obtient deux prix avec grande distinction. Ses œuvres ont été interprétées à travers le Canada, aux États-Unis, en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Pologne, en Australie, à Singapour et en Afrique du Sud. En plus de remporter 6 prix pour jeunes compositeurs de la Fondation SOCAN, il est lauréat du Prix d’Europe de composition Fernand-Lindsay (2011) et du Prix Robert-Fleming du Conseil des Arts du Canada (2011).

Raphaël Arsenault

Musicien issu de l'univers classique, Raphaël Arsenault, natif de Bonaventure en Gaspésie, fait ses études en violon au Cégep de Sainte-Foy. C’est lors de ses études au Conservatoire de musique de Rimouski qu’il découvre la musique actuelle, improvisée, libre et électronique. Membre musicien du Ggril (Le grand groupe régional d'improvisation libérée), ainsi que de plusieurs ensembles gravitant autour de Tour de Bras (un organisme rimouskois de production de musique originale actuelle et improvisée), il développe un style marqué par l'adaptation rapide, tout en gardant un côté très lyrique d'influence classique. Raphaël Arsenault s'est fait valoir sur les scènes de six villes canadiennes durant la tournée Circuit en 2010, organisée par Nilan Perera de AIM à Toronto. Pendant dix ans, il participe à l'Orchestre Symphonique de l'Estuaire ainsi qu’à plusieurs groupes allant de la musique du monde au folk électronique. Depuis 2010, il consacre une bonne partie de son temps à la composition de musique d'improvisation actuelle (12 scènes d'apocalypse, 2011, Ceci n'est pas un poème, 2013), semi-libre, et à la direction d'ensembles de musique improvisée (Kalafüba, Ggril).