L'amalgame du plastique : la plasticité de l'amalgame © Périmètre 3, Hugo Bergeron, acrylique sur toile, 183 x 152,5 cm, 2015. Crédit photo Guy L’Heureux

L'amalgame du plastique : la plasticité de l'amalgame

Une exposition de Hugo Bergeron
Du 12 novembre au 19 décembre 2015

J’encadre le viscéral; le recherche; le détourne; le considère.
Devant l’urgence, je rallie mes tripes.

Mais quelle est l’urgence, je ne fais que de la peinture?

Celle d’être pris dans un système, inévitablement.
Celle de se méfier de notre époque, de notre avenir.
Celle d’éprouver des détours, des essais, des risques.
Celle de supporter le doute, l’insécurité. Celle de ne pas être satisfait.
Celle de ne pas contribuer assez, de ne rien changer.
Celle de ne pas savoir quoi dire. Celle d’être heureux.
Celle de manquer d’énergie. Celle de manquer de temps.


S’enracinant dans la surabondance, la contamination et le nébuleux, l’exposition L’amalgame du plastique : la plasticité de l’amalgame présente une parcelle d’affect et d’intellect fondamentale au vocabulaire pictural d’Hugo Bergeron. L’amalgame ajouté à la plastique de l’image, de la matière et du travail, constituent les outils nécessaires pour aborder sa peinture : un dialogue de l’élasticité, de la complexité et de la fragilité.

Hugo Bergeron explore l’influence de la perception dans l’image, la peinture ainsi que la société. Conscient de la fragilité de la vie, en dépit de la richesse et de la beauté, il s’efforce à délinéer les paradoxes tragiques de notre époque. Cherchant à relever les transformations du territoire et les conséquences de l’action humaine sur celui-ci, Bergeron fait état de l’absurdité du monde; considérant le banal, le quotidien, l’invraisemblable, l’imaginaire.


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BIOGRAPHIE

Né en 1981, Hugo Bergeron vit et travaille à Montréal. Détenteur d’un baccalauréat de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM, son travail a été présenté dans différentes expositions solos et collectives au Canada, en France, au Brésil et au Liban. Représenté par la Galerie Graff, ses oeuvres font partie de plusieurs collections publiques et corporatives.

Hugo Bergeron remercie Anna, Yvonne + Ruedi, Paul Bourgault, Élise + Guillaume, Jean H + MP ainsi que les chroniques d’Alain Farah à POEDFPOL.