Laboratoire folklore volet III

Explorations métiers d'art et arts numériques

Laboratoire folklore volet III

EN COLLABORATION AVEC LA CORPORATION MÉTIERS D’ART BAS-SAINT-LAURENT


5 À 7 OUVERT AU PUBLIC
en présence des artistes
25 janvier 2017 — 17h30

EXPOSITION ITINÉRANTE
Rimouski
1er — 29 juin 2017

Le Laboratoire Folklore est un projet de résidence et de diffusion publique autour de la thématique du folklore qui se déroule en trois volets de 2014 à 2017. Pour sa 3e édition, le Centre d’artistes Caravansérail réunit quatre artistes de Rimouski, de Petite-Vallée et de Québec issus des métiers d’arts et des arts numériques, dans une démarche de création expérimentale. Compte tenu du contexte spécifique de création qui leur est propre, comment perçoivent-ils leur folklore dans la postmodernité ? Comment ces artistes, qui revendi-quent une pratique en art visuel contemporain et en métiers d’arts peuvent-ils éviter de porter un regard péjoratif sur la thématique abordée ? Le Laboratoire Folklore servira de contexte dans lequel l’origine de la démarche des artistes sera au centre de leur création.

Le processus de création et la diffusion publique seront documentés et partagés sur les réseaux sociaux et le site internet de Caravansérail.

Ces explorations mèneront à une exposition itinérante dans la ville de Rimouski du 1er au 29 juin 2017.

Chargée de projet et documentation — Nathalie Dion
Directrice générale — Esther Desrosiers
Infographie et web — Katherine Raymond
Design graphique — d’ébène et de blanc

BIOGRAPHIE

CAROL-ANN BELZIL-NORMAND

Par sa pratique en arts numériques et en arts visuels, Carol-Ann Belzil-Normand adopte une posture de frivolité, soit par l’idée de la métamorphose ou par une critique de la méthode scientifique. Son travail démontre une forte opposition entre le souci du détail et le laisser-aller qui peut se manifester par l’humour. Le frivole joue un rôle d’agent détracteur par rapport à l’élaboration sérieuse d’une production. Ce qu’elle nomme « le fétichisme des formes » agit entre les langages comme l’extension d’une idée formelle qui lui permet de pousser les formes et ses obsessions à travers diverses expressions. De la céramique à l’animation, du Web à la feuille de papier, de la programmation à la forme fixe d’une sculpture, il y a une correspondance tangible ou intangible qui se transmet d’un objet à un autre.

Artiste de la ville de Québec, Carol-Ann Belzil-Normand est diplômée de l’Université Laval d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques et d’un baccalauréat en art et science de l’animation. Elle poursuit sa recherche à la maîtrise en arts visuels sur la posture éthique et esthétique de la frivolité. Dans le cadre de sa maîtrise, elle a été sélectionnée pour une résidence à La Bande Vidéo grâce à la contribution du Fonds Fondation-René-Richard. De plus, elle est récipiendaire de deux bourses du programme Première Ovation de la Ville de Québec.

 

CHARLES-ÉTIENNE BROCHU

La démarche artistique de Charles-Étienne Brochu gravite autour du dessin numérique selon une approche intuitive. Il crée des oeuvres originales qui reflètent sa vision du monde et propose généralement des images ambiguës de par une contradiction apparente entre la manière colorée de dessiner et les thèmes préoccupants qui y sont illustrés. La sexualité, l’accumulation d’objets, les polarités de présence et d’absence et la complexité humaine sont les leitmotivs de son travail. Brochu réalise également des livres d’artistes, des folioscopes (flipbook) et des animations construites directement sur le web. Ces différents modes de présentation d’un même médium lui permettent de s’intéresser à divers systèmes de narrations afin de proposer des variations immersives sur un même thème.

Charles-Étienne vit et travaille à Québec depuis 2009. Il est titulaire d’un baccalauréat en arts visuels et d’un certificat en design graphique de l’Université Laval. Récipiendaire du prix de la Chambre Blanche en 2014 pour l’excellence de son travail numérique, il est actif sur la scène artistique de Québec par ses différentes participations à des expositions et événements collectifs.

 

ÉLISE DUBÉ

Le temps, la précision et la minutie requis par les techniques textiles amènent un geste répétitif qui occupe une place essentielle dans le travail d’Élise Dubé. Ainsi se déploie le caractère intime de sa pratique, qui lui permet d’être en contact avec l’intangible et l’éphémère. En sondant ces territoires intérieurs, où intime et universel s’entremêlent, les emplacements apparaissent alors comme des étendues explorées, marchées point par point, et le support devient un lieu d’accumulations et de transformations, au confluent du réel et du non-tangible qu’il évoque.

Née à Montmagny en 1976, Élise Dubé vit à Petite-Vallée en Gaspésie. Elle est titulaire d’un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia. Son travail explore la broderie et l’assemblage de fibres dans des oeuvres bidi-mensionnelles ou des installations in situ, tandis que ses modes de production oscillent entre l’intime et le communautaire. Ses réalisations ont fait l’objet d’expositions collectives présentées au Québec. Ayant travaillé également comme médiatrice culturelle en arts visuels, en théâtre et en chanson pendant une dizaine d’années, elle enseigne aujourd’hui les arts plastiques au Cégep de la Gaspésie et des Îles, Campus de Gaspé.

 

EMMANUEL GUY

Emmanuel Guy conçoit l’ébénisterie comme un outil de recherche artistique. Il explore les relations esthétiques entre le grain du bois et les qualités sculpturales du mobilier. Il interroge le symbolisme porté par le bois lui-même et les outils anciens restaurés ainsi que les méthodes traditionnelles qu’il utilise pour le travailler. Les techniques du métier d’art ne sont plus ici un objectif ou un critère, mais deviennent elles-mêmes matière à exploration. Chacune de ses pièces est unique, libérée des contraintes de la production commerciale. Par contre, lorsqu’il s’agit de mobilier, il conserve leur fonctionnalité en por-tant une attention particulière à leur ergonomie. Son travail se construit autour de cette approche pour intégrer des matériaux mixtes dans des sculptures et des installations où le questionnement prend le pas sur la fonction.

Né en 1972 dans une famille où le bois est omniprésent, de la récolte en forêt au mobilier fait maison, Emmanuel Guy s’initie dès sa jeunesse à l’ébénisterie. En 2011, il participe pour la première fois au projet Innovation de la Corporation métiers d’art Bas-Saint-Laurent. À partir de là, sa pratique s’oriente vers une recherche artistique contemporaine qui s’appuie sur les techniques traditionnelles de façonnage de la matière. Il explore le rapport au lieu et la quête identitaire. Sa démarche artistique est marquée par son travail de professeur à l’Université du Québec à Rimouski et ses recherches sur le changement institutionnel en transport maritime.